Manger est un acte vital pour l’individu et la survie de l’espèce, et pourtant, certaines erreurs alimentaires deviennent aujourd’hui pathologiques : surabondance de sucres, de graisses, de sel... L’aliment vital, à l’origine, prendrait alors une toute autre forme affectant de plein fouet la santé humaine. 

 

Quand on se penche sur l’équilibre alimentaire de notre assiette, celle-ci- sera idéalement composée de macronutriments, que sont les glucides, les lipides et les protéines. Chaque élément aura son importance pour le fonctionnement de l’organisme. Intéressons-nous rapidement à chacun :

 

Les glucides constituent la partie « énergétique », les cellules ayant besoin principalement de glucose. Celui-ci sera transformé en ATP (molécule énergétique) dans les cellules via la glycolyse.

Etant donné le caractère prioritaire des glucides sur notre métabolisme énergétique, notre foie et nos muscles les stockent sous forme de glycogène entre deux prises alimentaires. Nos neurones et globules rouges sont gluco-dépendants, ils nécessiteront donc un apport constant de glucose, seule molécule que ces deux types de cellules peuvent utiliser.

 

On trouvera les lipides dans toutes matières grasses (huile, beurre, saindoux, etc.) mais également dans des produits d’origine animale (viande, poisson, œufs, produits laitiers) et végétale (oléagineux, avocats). Il va être important de distinguer les types de lipides présents dans les diverses sources alimentaires. En effet, leurs qualités et leurs intérêts nutritionnels sont très différents.

Les lipides auront un rôle énergétique, mais pas que ! Ils présentent aussi une importance considérable au niveau nutritionnel, structural et fonctionnel.

La plupart des lipides peuvent être synthétisés par l’organisme par lipogenèse. L’ADN humain code en effet pour tout un équipement enzymatique permettant de synthétiser et de transformer les acides gras. Seuls deux acides gras ne peuvent pas être fabriqués, ils sont dits acides gras essentiels (AGE) : ce sont les acides linoléiques et alpha-linoléniques. Ils doivent donc être apportés par l’alimentation.

 

Les protéines sont constituées d’acides aminés, qui ont un rôle majeur car ils sont précurseurs dans la biosynthèse endogène de protéines, de nucléotides (et donc de l’ADN et ARN), d’hormones, de neurotransmetteurs et de l’hème (qui entre dans la composition de l’hémoglobine). Ils peuvent également avoir un rôle énergétique dans des circonstances métaboliques particulières.

Certains acides aminés sont dits essentiels, car ils ne peuvent être synthétisés par l’organisme et doivent être apportés par l’alimentation.

 

Si on regarde de plus près ces aliments, on y découvre les micronutriments. Ils constituent la partie « santé » de l’assiette, en participant aux métabolismes fonctionnels de l’organisme. Les plus connus sont les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments. Leur déficit engendre des perturbations au sein des cellules, qui ne peuvent fonctionner de manière optimale. Une alimentation inadéquate sera susceptible d’entraîner sur le long terme l’apparition de maladies métaboliques.

La micronutrition a donc un caractère préventif (mais aussi curatif) et prônera le maintien d’une bonne santé via l’alimentation et le cas échéant via la prise de compléments alimentaires adaptée et personnalisée.

Les champs d’application sont nombreux : confort et transit digestif, allergies, intolérances, troubles cutanés (eczéma, psoriasis…), troubles de l’humeur, du sommeil, prévention ou prise en charge du surpoids, etc…

 

Les connaissances nutritionnelles évoluent et doivent permettre une meilleure prise

en charge globale de l’individu.   

La micronutrition fait partie intégrante de la médecine nutritionnelle et fonctionnelle, complémentaire à la médecine allopathique qu’elle ne saurait remplacer.

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